Cliteros V (2020)

21,3x17,5x0,8 in ~ Dessin, Acrylique, Cire, Crayon, Encre, Fusain


Acheter l'original : 350,00 € + Livraison Contact Faites une offre!

Crayon gras, fusain, acrylique et encre
Papier Antica Cartiera
100% cellulose
Grain fin - Ph neutre Acid Free Cold Press
Format dessin : 30*40 cm
Oeuvre encadrée: baguette noire- passe-partout noir 6cm-
verre clear color anti reflet

Vue du dessous.

Pour entrevoir l’énormité du tabou qui se cache derrière un organe de 7 à 12cm.

Il me rappelle le tableau de Dali, Le Christ de Saint Jean de la Croix où l’on voit Le christ détendu, sans blessure, accolé à sa croix.
Un Christ vu du dessus, comme si le Dieu lui-même contemplait l’homme qui « gueulait Je T’aime » * finir sur la croix, plantée comme une offrande à la violence.
Il est là, l’organe crucifié au milieu d’empreintes d’une histoire religieuse qui a voulu faire de ses porteuses des pècheresses.

Parce qu’elles désirent, parce qu’elles vivent le cycle mystérieux, lunaire.

Il a traversé l’histoire, il est mort et ressuscité.

Les empreintes de l’acharnement le maculent.

Les doigts le cherchent. Certains l’ont trouvé, certains veulent le pincer, le mordre, d’autres, fous d’ignorance, le font disparaître.

Ils n’ont pas compris ! Il ne peut être éliminé.
Il demeure, parmi les empreintes blanches d’un nouveau monde, il devient symbole de liberté.

Disparu, réapparu.

Vue de l’intérieur, vue de la partie immergée.

Comme si quelque scientifique, dans l’ascension d’un col vertigineux, venait à le découvrir, tel un corps congelé dans les glaces durant des millénaires.

Un endroit secret où l’eau est si pure, si transparente…
Cette eau préservée contiendrait des choses encore inconnues de l’humanité.

Il est là, devant ton regard, il domine et vibre de désir.

C’est l’organe de la petite mort, celle qui englouti, réunit et disperse.

Tandis que je l’écris, le dessine, l’imagine, je le sens se gorger de sang.

Il pulse, comme un mouvement imperceptible d’un intérieur qu’on imagine.

Il a été, il est, il sera.

*Tiré des paroles de la chanson 113ème Cigarette Sans Dormir de Hubert-Félix Thiéfaine « le crapaud qui gueulait je t’aime a fini planté sur une croix »

Ajouté le

Disponible en fichiers numériques à partir de 30 €

Acheter une licence

 


Créé avec Artmajeur