CLITEROS I (2019)

11,8x15,8 in ~ Dessin, Graphite


Acheter l'original : 350,00 € + Livraison

2018.
C’était avant le Covid (je garde le covid au masculin ça change de la grippe, la maladie, la rage …)
C’est aussi la dernière des 6 années vécues en Côte d’Ivoire.
Elle m’a offert cette impression de liberté que je n’avais jamais ressentie auparavant.

Pas la liberté n’importe comment, pas celle qui entrave l’Autre.

C’est la liberté enchainée à ce devoir que je choisis. Être artiste.

Cette année-là, je vais tellement tergiverser que cela me mènera en 2019.
Tergiverser ou tourner en rond comme un derviche comme le dis si bien Patrick Blanchon.

J’ai peint les enfants Regards -Émotions, la Transmission, la Résilience, les Venus African Queens, Éros, Corps Plastiques viens juste d’être achevée …
Le bestiaire est en pause mais cette collection est à part, elle est là juste pour moi, pour l’instant…

C’est un matin.
Je regarde les palmiers, leurs feuilles jouent de l’orgue et les libellules dansent.
Le vent est haut, puissant, constant.
Ce n’est pas un vent qui rend fou.
C’est un vent chaud et doux un peu sec, comme la caresse franche d’une main calleuse.

C’est sûrement lui qui m’a soufflé l’idée, l’impensable idée...

Celle dont on me dit « Tu vas te tirer une balle dans le pied ! Qu’est-ce que t’as, c’est tes hormones ?! »

Celle qui me dépasse complètement, celle qui s’impose.

Je vais faire des Clitoris Artistiques !

Youpiyouplala tralala.

Bon.

Je culpabilise aussitôt d’une telle idée, il me faudra une année pour oser l’envisager.

À vouloir lui résister, j’ai la thyroïde qui s’est amusée à s’autodétruire un peu plus vite et un peu plus fort que la dernière fois.

Je ne sais rien du Clitoris.

Le monde va trop vite et je suis lente. Depuis toujours. Un escargot.

Mais comme on dit à Abidjan : « Escargot cogne pas caillou ! »

J’évide alors lentement mon intérieur, celui qui me révulse et m’effraie.

Cette collection, que dis-je, cette série 69+4 commencera dans son plus simple appareil…

Papier, crayons !

Dessiner ce que je ne connais pas, l’imaginer, le rêver…
Pour qu’il ne rentre pas dans le formatage intensif.

Parce que franchement le Clitoris anatomique, ça casse pas trois pattes à un escargot.

Je n’en veux pas de ce clitoris officiel, pas si vite, pas tout de suite…
Ne sois pas comme tous les Hommes, trop pressée !

(réf. Mylène Farmer, Déshabillez-moi ! 1988 …ben oui ça fait longtemps … )

Je le veux érotique, sensuel.

Quoi de plus sensuel que 50 nuances de Crayons ?
Pardon pour cette référence, ce bouquin navet. Je n’ai jamais réussi à le terminer.

Si tu aimes la fessée, dans un style complètement différent, tu peux regarder « A Dangerous Method » …Dis-moi ce que tu en penses…

C’est un travail lent, précis et détaillé qui se met en place.
Un ami cher m’offre un demi-gant de dessin, j’adore c’est très pratique et l’enfiler c’est déjà suggestif !
J’enfourche les loupes pour dessiner, celles que j’utilise pour broder.

CLITEROS I prend forme entre deux continents, entre ombre et lumière, organique.

Il est suggestion, imparfait, comme une « vraie » photo érotique. Celle qui laisse entrevoir les plis d’un ventre, une peau légèrement rougie, granuleuse ; une piqûre grattée sur le haut d’une fesse.

Il est une graine qui germe dans l’obscurité, se nourrissant de l’humus.
Elle semble sans vie et puis une feuille apparaît, tendue vers le soleil. Elle nous étonne.
La graine n’est plus.

C’est cet entre-deux vie qui s’exprime dans ce Cliteros Premier.

Tu le ressens parfois, ce désir particulier t’envahir.
Tu tentes de le capter, de l’enfermer pour en puiser toute son énergie.

Ce désir sans finalité, tu l’observes, l’arroses, le chéris pour qu’il se renforce et s’exprime.
Il est là, sous ta douche, quand tu chantes à gorge déployée, dans ton salon lorsque tu danses comme un fou, dans tes pieds nus qui foulent l’herbe rosée, dans tes orteils qui s’enfoncent dans la moiteur d’un sable tropical.

CLITEROS I a la fragilité et la force de cette vie innocente, un désir bienveillant, sans bien, ni mal.


Le mot technique

Cette œuvre est réalisée sur un papier au grammage fort pour la puissance, le grain est fin pour la douceur.
C’est un papier sans acide, comme le respect.

Les crayons gras du 2B au 8B, sont tout en tendresse.

Le dessin est fixé pour résister aux U.V, le fixatif n’est pas le produit que je préfère car souvent polluant cependant il assure la pérennité et la bonne tenue du graphite.

Je le conserve dans un cadre 3D, la surface ne touche pas le verre ce qui augmente encore sont temps de conservation.

Ajouté le

Disponible en fichiers numériques à partir de 30 €

Acheter une licence

 


Créé avec Artmajeur